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    Découvrez le nouvel enregistrement de Christina Pluhar, "Music for a while", avec la participation de Philippe Jaroussky

    Christina Pluhar frappe un grand coup avec ce nouvel album à la couleur délibérément jazzy. Tout le monde connaît l’influence de Purcell sur la musique moderne, grâce à ses basses obstinées ou 'grounds', qui ont inspirés les musiciens pop, rock, jazz ainsi que les cinéastes. Pete Townshend, des Who, affirma ainsi en 2009 que Purcell avait fortement influencé leur musique (comme dans I Can See for Miles ou Pinball Wizard). De même, l’air What power art thou de King Arthur fut le tube planétaire de Klaus Nomi, qui l’intitula Cold Song en 1981, et on peut entendre une adaptation de Music for the Funeral of Queen Mary dans Orange mécanique de Kubrick. Christina Pluhar exalte ici la modernité extraordinaire de Purcell à l’aide de subtiles modifications rythmiques et harmoniques au sein du « ground ». Les lignes de basse et les mélodies composées par Purcell demeurent intactes, mais l’ajout d’instruments comme les guitares acoustique et électrique, ainsi que de libres improvisations délibérément jazzy, nous transportent soudainement du 17e au 21e siècle. Tout au long de cet étonnant enregistrement, dans lequel Philippe Jaroussky chante 6 airs et duos, vous serez plongé dans l’atmosphère nocturne et enfumée d’une soirée dans un bar de jazz, durant laquelle se rencontrent de merveilleux musiciens baroques et de jazz qui rendent ensemble un hommage improvisé à la musique de Purcell !

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  • Découvrez le nouveau disque de Philippe Jaroussky, le "Stabat Mater" de Pergolèse
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    Découvrez le nouveau disque de Philippe Jaroussky, le "Stabat Mater" de Pergolèse

    Chef-d’œuvre de la musique sacrée, le bouleversant Stabat Mater de Pergolèse est aujourd’hui interprété par deux chanteurs de rêve dont les voix se marient des plus harmonieusement, Philippe Jaroussky et Julia Lezhneva. Ils sont dirigés par Diego Fasolis dont la baguette sensible sait ressusciter les émotions profondes de ces partitions. Cet enregistrement est complété par deux autres œuvres sacrées de Pergolèse, beaucoup plus rares et tout aussi émouvantes : le Laudate Pueri et le Confitebor, dans lesquels les Chœurs de la Radio Suisse Italienne rejoignent nos deux solistes.
    Cliquez ici pour découvrir la vidéo du Stabat Mater. 

       

  • Philippe Jaroussky vous parle de son nouvel album, Farinelli - Porpora Arias
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    Philippe Jaroussky vous parle de son nouvel album, Farinelli - Porpora Arias

    Le maître et l’élève

    « J’ai toujours eu une certaine hésitation à aborder le répertoire du légendaire Farinelli, préférant plutôt mettre en lumière la carrière d’autres castrats moins connus comme Carestini il y a quelques années. Mais j’ai eu depuis l’occasion d’interpréter en concert quelques airs écrits pour lui et je m’y suis senti bien plus à l’aise que je ne l’aurais imaginé. Particulièrement ceux écrits par Nicola Porpora (1686-1768), compositeur célèbre à l’époque, mais très réputé aussi comme professeur de chant.

    Je me suis ensuite intéressé à la relation maître-élève qui avait pu exister entre eux. Bien que nous ne disposions d’aucune source historique, il semble très probable que Porpora connaissait déjà Farinelli enfant, et que son avis a fortement pesé sur la décision de castrer le jeune prodige. Par la suite et pendant ses longues années d’apprentissage, Porpora a entièrement façonné le goût musical et la technique du jeune castrat. 

    On ne peut aujourd’hui se figurer la souffrance des enfants castrés, ainsi que la rigueur de l'enseignement qu'ils suivaient pendant leurs années de conservatoire. Issus pour la grande majorité d'entre eux de familles pauvres, peu atteignaient la gloire sur les scènes d'opéras. Même si Farinelli était issu d’une famille de notables cultivés, Porpora, conscient des capacités exceptionnelles de son jeune élève, a probablement été extrêmement exigeant, voir tyrannique avec lui dès le début de sa formation de chanteur, dans le but de créer ce "monstre" vocal, capable de se jouer des plus incroyables difficultés. 

    Et pourtant il est certain que s’est développé entre eux une relation père-fils, une vraie proximité, particulièrement à la mort du vrai père du jeune castrat. Je sais de ma propre expérience ce que signifie la relation entre un professeur et son élève. La voix est un instrument intime et personnel. Les événements de la vie s’y inscrivent.

    Lorsque j’ai consulté les manuscrits de Porpora, j’ai évidemment découvert beaucoup d’airs d’une virtuosité extrême. Mais parallèlement il y aussi des airs composés dans une tessiture plutôt centrale, pleins de douceur et souvent très lyriques. Je pense que c’est grâce à ces airs que l’on peut ressentir l’affection que portait le compositeur au castrat. Le plus bel exemple en est Alto Giove. Prenons aussi le pasticcio Orfeo créé à Londres, où Porpora a composé pour Farinelli cet ultime lamento « Sente del mio martir » : il sonne comme un adieu déchirant du maître avant le départ de Farinelli pour Madrid.

    Certes, Porpora n’était pas un génie à la hauteur de son rival Haendel. Ses compositions dans le pur style napolitain cherchent d’abord à charmer le public ; ils sont aussi destinés avant tout à mettre en valeur les qualités de chaque chanteur. Et là, Porpora disposait d’un atout majeur : Farinelli lui-même. Personne ne connaissait sa voix aussi bien que lui, personne n’était capable de lui écrire des notes qui lui convenaient aussi bien. Même au sommet de sa gloire, Farinelli avait surement conscience de ce qu’il devait à son mentor.

    Mais à la fin, la relation de pouvoir s’était probablement inversée : le professeur avait besoin de son élève. Le temps de l’opéra seria touchait à sa fin, le genre n’était plus à la mode et des compositeurs plus jeunes prirent sa place. Dans une lettre, Metastase mentionne à Farinelli que Porpora était décédé, seul et appauvri. Mais la créature de Porpora, le mythe Farinelli vit encore aujourd’hui. Il est grand temps de mieux faire connaitre son créateur. »

    Philippe Jaroussky / propos recueillis par Axel Bruggemann

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    Gagner votre place au concert de Philippe Jaroussky et rencontrez-le back stage !

    Jouez avec QOBUZ pour tenter de gagner votre place au concert de Philippe Jaroussky le 25 septembre prochain au Théâtre des Champs-Elysées et une rencontre exceptionnelle backstage avec l’artiste ! 
    Pour jouer, cliquez ici: http://www.qobuz.com/info/Sur-Scene/Concerts-et-tournees/Rencontrez-Jaroussky-au-Theatre174070